"MON COUSIN
14 jours de différence tu es mon benjamin.
Aussi loin que remonte mes souvenirs, tu es présent mon cousin.
De notre célèbre photo tous les trois au Musée de l'Homme et pas Grévin,
à nos vacances chez les grands-parents en dordogne, pa si lointain
où nous jouions avec Cagi ou Whist les chiens,
ou au galop dans les champs dans notre diligence avec l'âne Martin.
Des premières pipes taillées dans dans du buis et bambou, un peu galopain,
ou les cigarettes volées a Daddy et fumés dans le foin.
Notre cabane construite avec des clous rouillés dans le jardin,
Ou nos récoltes de noix, vendue par Catherine, pas très masculin.
A Boulogne où tu m'emmenais pour surprendre de Nadine le soir les seins,
Ou avec ton père notre plongée dans les égouts, plutôt malsain.
Les escalades du mur à capsasal pour rentrer au petit matin,
ou la descente à Zermatt avant la tempête, ça craint.
tu étais un peu comme Gaston lagaffe, à dire toujours "m'enfin".
Nos études, pas terribles où on craignaient les bulletins,
Pour se retrouver à passer le bac ensemble dans un institut de bons à rien,
Résultat pour moi nul " pour toi mention "Assez bien".
ma jalousie de ta liberté apparente, des parents pour différentes raisons lointains,
tes motos que j'essayais en cachette, pas très malin.
C'est le moment où nos vies on pris un chemin
différent, et ouù tes fréquentations étaient plutôt des assasins.
Déjà tu avais pour une Isabelle comme béguin
et ton armée avec du piston tu l'as fait comme marin
à te la couler douce sur les plages de sable fin.
Des expériences à droite et à gauche à base de joint
pour échouer dans le milieu du cinéma où le rail ne fait pas avancer le train
et où la seringue ne sert pas à faire des vaccins,
Combiné à une volonté pas toujours affirmée, t'as contraint
à baiser ta garde, toi le colosse au coeur tendre, quel pétrin.
Mais là mon Isabelle t'a donné une autre chance, un nouveau tremplin
dont est né Marc , un super gamin.
Puis des expériences dans le fromages, avant d'ouvrir ton magasin.
Mais tu n'as pa su garder cette nouvelle chance, frangin
car cette pourriture t'a rongée le corps, et ton coeur sauvé par un chirugien
n'a pas résisté à cette poudre de perlimpinpin
qui fait des paradis artificiels et des cauchemars terrestres sans lendemain.
Tu as combattu avec tes armes tes propres moulins.
Mais le temps du pardon était venu enfin.
ta disparition nous laisse dans le chagrin
Dis pour nous a Brassens que les "oiseaux de passage" c'est toujours bien,
et à nos grands-parents qu'on pense toujours à eux tout plein.
Les derniers temps étaient difficiles pour toi et les tiens
mais l'amour de toute la famille t'accompagnera à jamais, c'est certain.
Repose en paix, mon frangin"
texte lu le jour de l'enterement de mon pere
R.I.P



